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Détention à Kondengui: découvrez la journée qui a précipité la chute de Mebe Ngo’o

Détention à Kondengui: découvrez la journée qui a précipité la chute de Mebe Ngo’o

Détention à Kondengui: découvrez la journée qui a précipité la chute de Mebe Ngo’o

La mise en détention préventive de l’ancien ministre de la défense est l’aboutissement d’une longue procédure d’enquête qui l’a conduit au TCS puis à la prison centrale de Kondengui.

Les rumeurs sur son arrestation ont trop duré, semant le doute au sein de l’opinion. Mais la rumeur a laissé place le 5 mars dernier à la réalité. Edgard Alain Mebe Ngo’o est placé en garde-à-vue après une audition au Tribunal criminel spécial. Il quittera le TCS le 6 mars pour rejoindre la prison centrale de Kondengui où il est placé en détention préventive. Principal motif de la mise en détention, une affaire de surfacturation présumée.

L’ancien ministre de la Défense rejoint la maison d’arrêt de Yaoundé où se trouvent déjà d’anciens ministres, ex-directeurs généraux d’entreprises publiques, conseillers ministériels, et autres hautes personnalités soupçonnées d’avoir pris des libertés avec les règles de gestion de la fortune publique. Le mardi 5 mars, l’ancien ministre des Transports a été entendu dans les locaux du Tribunal criminel Spécial (TCS). Pendant plusieurs heures Edgard Alain Mebe Ngo’o a fait face aux questions des enquêteurs qui ont décidé, au terme de l’audition de le placer en garde-à-vue dans une cellule du TCS. Entendu à nouveau ce mercredi 6 mars, l’ancien directeur du cabinet civil de la présidence de la République a finalement été transféré à Kondengui.

Ses coaccusés ont subi la même procédure. Il s’agit notamment de Joël Mboutou, l’ancien attaché de défense du Cameroun au Maroc, Maxime Mbangue, son ancien conseiller technique au ministère de la Défense ainsi que Victor Emmanuel Menye, le directeur général adjoint de la banque SCB. Tous les trois ont également été déférés à la prison centrale de Kondengui. Seule Bernadette Mebe Ngo’o, l’épouse de l’ancien ministre semble avoir été épargnée par les ordres de déferrement du TCS. Tout commence le 31 janvier 2019. L’ancien ministre des Transports, sorti du gouvernement à l’occasion du réaménagement du gouvernement survenu le 4 janvier dernier, est frappé d’une interdiction de sortie du territoire national.

Sa résidence du quartier Odza, à la périphérie sud de Yaoundé est perquisitionnée le 5 février par des limiers des forces de sécurité. Cette descente des forces de sécurités qui ont bouclé sa résidence a été vécue par les populations de la zone. Du coup, les rumeurs sur son arrestation allaient bon train. Malgré cette méthode spectaculaire, pas grand-chose n’a filtré sur les motifs de cet enchaînement judiciaire sur Alain Mebe Ngo’o.

L’emballement médiatique n’est pas tombé. Certains titres de la presse nationale l’annonçaient à Kondengui alors qu’il n’y était pas encore. Selon certaines sources, son épouse et certains proches parents seraient concernés par des dossiers qui accablent cet ancien haut commis de l’Etat, Administrateur civil, il a occupé de hautes fonctions dans l’administration. Il a été tour à tour, directeur du cabinet civil à la présidence de la République, délégué général à la Sûreté nationale, ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, puis ministre des Transports.

Un bon curriculum qui ne pourra plus servir au vu de l’appréciation du Tribunal criminel spécial qui a estimé que les charges qui pèsent sur l’Edgard Alain Mebe Ngo’o sont lourdes et méritent qu’il soit mis en détention provisoire en attendant son jugement avec ses coaccusés. Une affaire qui n’est pas prête de connaître son épilogue.

Source: L’Essentiel No 237

Source: cameroon-news.net

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