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Sérail: Paul Biya plus connecté que ses ministres, voici pourquoi!

Sérail: Paul Biya plus connecté que ses ministres, voici pourquoi!

Sérail: Paul Biya plus connecté que ses ministres, voici pourquoi!

Le président de la République est un féru des médias sociaux. En 2018, Paul Biya a pratiquement pris tout le monde de court en annonçant sa candidature à la présidentielle du 7 octobre par Twitter. Loin d’être un acte isolé, il s’agit d’une option. Pas de surpri-se donc que le 31 décembre 2018, lors de son discours à la nation, qu’il souligne : «Il est indispensable que nous fas-sions davantage pour intégrer les progrès du numérique dans le fonctionnement de nos ser-vices publics et de notre écono-mie. La société digitale qui s’annonce n’attendra pas les retardataires.»

Ce n’est donc pas un hasard si Paul Biya a été classé personnalité digitale 2018 par le cabinet Knowledge Consulting. Son tout premier rapport sur l’Indice de perception de la communication digitale (IPCD) le crédite d’un indice global de 81,25 sur 100. Le Président utilise tous les outils digitaux (site web ou blog, page ou profil Facebook, compte Twitter) à une fréquence très au-des-sus de la moyenne. Soit l’unique niveau jugé très élevé sur un total de 39 per-sonnalités scrutées à travers leur visibilité sur Internet ou leur e-reputation.

De toutes les personnali-tés étudiées, seuls Paul Biya, Joseph Le, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Bello Bouba Maïgari le ministre du Tourisme et des loisirs et Achille Bassilekin, des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et l’Artisanat dispo-sent d’un site web ou d’un blog personnel.

Ils ne sont qu’une dizaine à disposer d’un compte Twitter personnel. Dans leur écrasante majorité, les membres du gouvernement n’ont ni site web personnel, ni page Facebook personnel et encore moins de compte Twitter personnel. En somme, le rapport montre que ces personnalités, toutes membres du gouvernement, recourent peu aux médias sociaux. Si l’indice global est de 38,1 points, donc bas, seuls six membres du gouvernement obtiennent une note supérieure ou égale à la moyenne, alors que 18 d’entre eux ont un indice très bas.

Les institutions ne font guère mieux. Sur les 100 administrations publiques, parapubliques ou privées étudiées, au moins 50 ont un indice global perçu à travers l’existence d’un site web, la présence sur les réseaux sociaux et la e- reputation, bas ou très bas. En dehors de la présidence de la République qui occupe la première marche du podium avec un indice glo-bal de 88,08 points, dans le top 10 figurent surtout les institutions évoluant au cœur de la communication numérique: l’ART (78,40 points), l’ANTIC (76,19 points), le CNC (75,79 points), Camtel (74,25 points) ou le ministère de la Communication (71,67 points). Près d’une dizaine d’institutions réussissent l’exploit de ne pas avoir un site web, à l’instar du minis-tère de la Décentralisation et du Développement local. Même quand c’est le cas, généralement les sites lais-sent à désirer. Quand ce n’est pas l’adresse ou la localisation qui constitue un soucie pour l’usager, la der-nière mise à jour date de Mathusalem ou les normes sont d’écriture pas et respectées. de sécurité De ne pas même, de 22 compte institutions authentifié n’ont réseaux(Facebooksociaux.etTwitter) sur les Benjamin Autant OMBE,constater directeur avec général Consulting,de que Knowledge «les institutions et personnalités

publiques au Cameroun utilisent très peu ou mal les médias sociaux». Pourtant, poursuit-il, «ces nouveaux médias sont de puissants vec-teurs, de véritables auto-routes de l’information. La nature ayant horreur du vide, l’une des consé-quences de l’absence des institutions sur la ‘’Toile’’ est la proliféra-tion des ‘’fake news’’».

Aussi, Knowledge Consulting entend faire de l’IPCD «un véritable outil d’évalua-tion et d’aide à la décision pour les administrations et les décideurs poli-tiques». Il s’agit donc, en perpétuant cette ini-tiative , «d’amener les institutions et les personnalités publiques à utiliser de façon récurrente et professionnelle les outils digitaux de communication».

Pour inciter les ins-titutions et personnali-tés publiques à davan-tage recourir à l’usage des médiaux sociaux, K n o w l e d g e Consulting, qui a bénéficié du soutien technique du Camercap-Parc pour l’élaboration de ce premier rapport sur l’IPCD, recommande au gouvernement de se doter d’une véri-table stratégie de communication digitale. Celle -ci devrait inté-grer la création d’un Conseil national du numérique, l’adoption d’une charte gouvernementale de la communication digitale, la création de cellules de veille stratégique et le renforce-ment des capacités.

Source: Repères 719

Source: cameroon-news.net

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