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Terrorisme: Voici ce que Biya reproche exactement à Mebe Ngo’o

Terrorisme: Voici ce que Biya reproche exactement à Mebe Ngo’o

Terrorisme: Voici ce que Biya reproche exactement à Mebe Ngo’o

Ces accusations seraient liées à l’acquisition d’armes en Chine dans le cadre de la lutte contre la secte terroriste Boko Haram.

La pratique est très courante dans les achats d’armement dans le monde, la perception des rétro-commissions. Au vu des montants considérables des commissions qui y sont pratiqués, certains vendeurs ont compris tout l’intérêt qu’ils pouvaient en retirer en récupérant une partie des commissions versées, notamment pour en faire bénéficier des partis politiques amis. Ce sont les rétro-commissions.

Parfaitement illégales, elles consistent, pour un vendeur, à verser à un ou a des intermédiaires, une commission plus importante que celle demandée pour récupérer ensuite de façon occulte, une fois la transaction initiale conclue, la partie superflue de la somme. Les sommes rétrocédées, parfois en liquide, sont souvent déposées dans des paradis fiscaux à travers les banques. Si les commissions sont parfaitement tracées par l’administration fiscale puisque les vendeurs doivent les déclarer, il en va autrement des rétro- commissions qui sont à l’origine de retentissantes affaires judiciaires dans le monde.

Des affaires qui ont vu des juges d’instruction s’échiner à découvrir qui étaient les destinataires de ces rétro-commissions, surtout lorsqu’intervient le secret-défense. C’est le cas par exemple des affaires Elf ; vente des frégates à Taïwan ; Angolagate ; opération «pétrole contre nourriture» en Irak ; contrat Agosta de vente de sous-marins au Pakistan et contrat Sawari 2 sur des frégates vendues à l’Arabie saoudite. Autant de dossiers dont le plus douloureux reste sans doute celui qui est devenu l’affaire Karachi.

Les commissions versées aux intermédiaires des contrats Agosta et Sawari 2 ont donné lieu à des rétrocommissions, qui auraient financé la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 en France. Pour le cas d’Egard Alain Mebe Ngo’o, l’exministre de la Défense du Cameroun, aujourd’hui écroué dans la prison de Kondengui à Yaoundé, des soupçons de perception des rétro-commissions pèsent contre lui dans le cadre l’acquisition d’armes en Chine pour la lutte contre la secte terroriste Boko Haram.

L’ex-Mindef est accusé d’avoir, avec l’aide d’un Corse du nom de Robert Franketti, fait ouvrir une ligne de crédit dans laquelle le Cameroun avait opéré des achats d’armes chinoises, notamment des blindés, des hélicoptères, etc., dont la fiabilité était fortement remise en cause. La preuve, un hélicoptère Z8 issu de ces transactions, en opération d’entraînement, s’est crashée à la base aérienne de Douala sans que les résultats de l’enquête ouverte à cet effet soient publiés.

Et, c’est certaines sources, les révélations du contre-amiral Jean Pierre Nsola, révoqué des forces de défense en fin décembre 2013 «pour faute majeure» qui serait à la base de ces soupçons de perception des rétro-commissions contre Edgard Alain Mebe Ngo’o dans le cadre de l’achat d’armes en Chine. Encore en poste à l’étranger, le contre-amiral Jean Pierre Nsola se serait fendu d’une lettre de dénonciation contre son ministre, Edgard Alain Mebe Ngo’o, l’accusant d’avoir engagé un dossier d’achat de matériels militaires à la Chine sans avoir requis son expertise. Jean Pierre Nsola, serait celui qui continuerait ainsi «d’inonder le chef de l’État de lettres de dénonciation sur l’enrichissement généralisé des hommes impliqués dans l’achat des armes en Chine, grâce à des commissions hors normes».

Source: L’Essentiel No 237

Source: cameroon-news.net

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