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Kondengui: des militants du MRC déshabillés et filmés nus, voici pourquoi!

Kondengui: des militants du MRC déshabillés et filmés nus, voici pourquoi!

Kondengui: des militants du MRC déshabillés et filmés nus, voici pourquoi!

« Si vous voulez ch**r, chiez dans le camion !». « Si vous voulez pisser, pissez dans le camion !». « Faites semblant de ch**r pour que l’on vérifie que vous ne cachez pas d’armes dans l’anus ». Voilà le traitement infligé par l’armée de Biya à Maurice Kamto et à tous les Camerounais qui ont commis le crime de soutenir son principal adversaire victorieux de l’élection présidentielle.

Pour avoir rendu visite à des victimes de la répression militaro-policière déportés de plusieurs départements de la région de l’Ouest, et de Douala ainsi que celles résidant à Yaoundé-même où elles ont été arrêtés, toutes actuellement incarcérés dans les deux prisons de Yaoundé, ces informations sur les conditions inhumaines de détention des partisans du président véritablement élu du Cameroun rendues publiques par le porte-parole de Maurice Kamto, Olivier Bibou Nissack et le 3ème vice-président du MRC, l’avocat Emmanuel Simh, paraissent plutôt « civilisées » rapporté à la réalité des traitements cruels, inhumains et dégradants infligés au partisans de Maurice Kamto. Mais pas seulement à ces derniers, car on ne le dira jamais assez, des dizaines de personnes parmi les centaines détenues au Cameroun depuis les 26 et 28 janvier n’ont commis pour seul crime que celui de s’être retrouvées sur la trajectoire de la soldatesque de Biya à un moment où celle-ci procédait à des arrestations des partisans de Kamto. Ces personnes coupables de s’être trouvées au mauvais endroit au mauvais moment font ainsi les frais de la volonté de la satrapie gouvernante d’arrêter le maximum de monde pour faire peur au reste de la population, et ainsi montrer à celle-ci que le régime ne badine pas, et ne reculera devant rien, même pas devant « les cris d’orfraie de la communauté internationale droits-de-l’hommiste », car « le Cameroun est un Etat indépendant et souverain ».

Des traitements susceptibles d’engendre une révolte lourde de conséquences

La question que tous ceux qui ont assistés au point de presse donné le 8 mars par les deux cadres du MRC, Bibou Nissack et Emmanuel se posent est de savoir si compte tenu du drame qui est en train de se dérouler actuellement sur fond de comédie de justice, il est encore opportun de continuer de mener le combat de manière républicaine, en continuant de demander aux bourreaux les raisons de leur acharnement sur les partisans de l’adversaire de leur chef !

Tous ceux qui ont entendu les deux hommes ont fini par convenir qu’« avec ou sans moyen, la seule réponse à apporter au régime de Biya qui a choisi ses Camerounais et classé dansle registre de ses souffre-douleur ceux qui ne vibrent pas au même diapason que lui, est d’opter pour la solution anglophone quitte à ce que tout le monde perde à la fin ».

« Les marches pacifiques de protestation ne sont plus une solution aux problèmes de ce pays, car c’est le meilleur moyen de mourir d’une mort brutale donnée gratuitement par l’armée extrêmement tribalisée à la solde de Biya » a affirmé dimanche à l’un de nos reporters un militant du MRC, qui raconte qu’un discours que lu a tenu un de ses parents, sous-officier de l’armée camerounaise, lui a permis de comprendre que «le régime de Biya ne tient plus que parce qu’en face de lui, on ne tient que le discours de paix, excepté sur les réseaux sociaux où les gens se cachent derrière des pseudonymes pour proférer des menaces sans lendemain».

« Au camp même, lui aurait révélé son parent en question, le haut commandement a écarté subtilement les militaires qui ne sont pas Bétis de certaines responsabilités, en prévision de la situation qui pourrait dégénérer. Ils savent déjà qui sont ceux qui n’auront pas froid aux yeux s’il faut tirer sur les populations et ceux qui seront réticents à le faire. Ils savent que tout ce qu’ils disent sur l’unité de la Grande muette reste dans les discours, car maintenant, même entre nous militaires, les Bétis, au camp, conversent entre eux et les autres militaires issus des autres groupes ethniques font de même. Ce n’est pas officiel, mais entre nous chacun sait qui pense quoi, et qui est dans quelle disposition d’esprit ».

Le Cameroun au bord d’une grave implosion

Le résultat d’un micro-baladeur effectué par nos soins auprès de quelques militaires de nos connaissances sur cette question est tout simplement désarmant : des militaires camerounais, notamment ceux issus des régions francophones de l’Ouest et du Littoral, et des régions anglophones du Nord-ouest, et du Sud-ouest, ainsi que certains ressortissants des régions septentrionales du Cameroun, sont considérés avec beaucoup de méfiance par le les chefs de l’armée qui craignent qu’ils ne puissent pas jouer le jeu le moment venu.

En attendant, de nombreux jeunes issues des régions supposés sociologiquement et affectivement acquises au régime seraient recrutés en surnombre dans les rangs de l’armée et de la police. Dont les chefs dans le cadre de cette stratégie, recrutent plus que le nombre d’éléments à recruter annoncé officiellement.

Compréhensible, le ministre de la Défense, le Secrétaire d’Etat à la Défense, le Délégué Général à la Sûreté Nationale, le Chef d’Etat-major des armées, le Directeur des Services Secrets, sont tous de la grande ethnie béti dont se réclame le président Biya.

Problème cependant, la grande ethnie béti est celle qui compte en son sein, aussi peu soient-ils, les opposants les plus déterminés au régime Biya qu’ils considèrent comme un fossoyeur du Cameroun et de son unité, et non comme un « frère » parce qu’issu de la même ethnie. Un point difficile à éluder, qui finit de convaincre les fervents partisans de la ligne racée par Maurice Kamto qu’il faut opposer une volonté de paix à la barbarie du régime. Mais tous les Camerounais ne sont pas des militants du parti de Kamto, de même que tous les anglophones n’étaient pas des adhérents du Consortium de la Société Civile Anglophone de Me Agbor Balla, et pensent que c’est un devoir de réagir à l’injustice et à la sauvagerie qui se cachent derrière la raison d’Etat par des actions appropriées.

C’est ce Cameroun au bord de la généralisation de la guerre civile qui attend le Sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires Africaines, Tibor Nagy. Un Tibor Nagy que le ministre camerounais de la Communication a d’aileurs récemment mis en garde : « Ou nous nous respectons mutuellement, ou il n’y a pas de relations entre les Etats-Unis et le Cameroun» (voire copies de la déclaration du ministre René Emmanuel sadi, datée du 5 mars 2019).

Source: cameroonvoice.com

Source: cameroon-news.net

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