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Batouri: 6 présumés trafiquants d’ossements humains aux arrêts

Batouri: 6 présumés trafiquants d’ossements humains aux arrêts

Batouri: 6 présumés trafiquants d’ossements humains aux arrêts

Le 12 avril 2019, les 6 mousquetaires ont été présentés à la presse locale avant d’être déférés devant le procureur de la République. De bonnes sources, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Batouri, les a placé sous mandat de dépôt provisoire à son tour.

La moisson est grande pour la brigade de gendarmerie de la ville Batouri- dans le chef lieu du département de la Kadey, à l’Est du pays. Dans leurs filets: 6 présumés trafiquants d’organes et ossements humains avec pièces à conviction en mains. Parmi les 6 individus tombés dans la nasse des forces de maintien de l’ordre, 3 réfugies de nationalités centrafricaines et 3 compatriotes dont un papa fils qui a enrôlé dans le circuit de ces pratiques diabolique, son propre fils afin de profaner les tombes.

Des sources sécuritaires, les mis en cause étaient ardemment recherchés depuis au moins 2 ans par les forces de l’ordre avant d’être rattrapés dans la nasse ces derniers jours grâce aux renseignements. Ils ont été pris “la main dans le sac avec en leur possession des ossements humains qu’ils auraient pris du côté de Gbiti”, renseigne une source.

Selon des informations concordantes, “c’est une affaire qui a mal tourné pour ces trafiquants d’ossements humains qui n’ont pas pu écouler leur cargaison à un aladji. L’acheteur ayant décliné l’offre à la dernière minute, a fondu dans la nature, sans explications. C’est donc dans la recherche désespérée d’un nouvel acheteur que les trafiquants vont tomber dans les filets des agents de renseignements”, souffle une source sécuritaire.

Lors des enquêtes préliminaires diligentées par l’Adjudant-chef David Mvondo de la brigade de gendarmerie de Batouri, les 6 trafiquants vont passer aux avœux complets tout en indiquant l’identité de leurs complices qui courent encore. Les fins limiers du renseignement de la gendarmerie nationale sont déjà en branle pour mettre la main sur sur ces criminels d’un autre genre.

Lors de la cérémonie de présentation des trafiquants d’ossements humains à la presse, l’on a remarqué la présence des professionnels du corps de la santé. ” La présence d’une expertise médicale se justifie ici pour pour déterminer réellement la nature des ossements retrouvés et les âges de ces personnes entre autres choses”, renseigne-t-on.

En rappel, le phénomène de la profanation des tombeaux et du trafic des ossements humains prospère dans la région de l’Est. Dans le département du Lom et Djerem, le phénomène prend de plus en plus du galon malgré les nombreuses mises en garde de l’autorité préfectorale. Curieusement, il se propage désormais dans le département de la Kadey où l’on retrouve une forte communauté musulmane.

D’autant plus que ce sont les tombeaux des fidèles musulmans décédés qui sont toujours ciblés parce que apprend-t-on, ne sont pas profondes. Mandjou, Bertoua, Bétaré-Oya et Garoua-Boulaï sont les fiefs de ces pratiques qui n’honorent pas les mémoires des défunts et leurs familles. Avec cette prouesse des éléments de la gendarmerie nationale à Batouri, il convient d’ores et déjà de conclure que ce département n’est plus à l’abri.

Par Gustave Epok | Actucameroun.com

Source: actucameroun.com

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