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Cameroun – Crise Anglophone: La conférence générale anglophone aura-t-elle finalement lieu?

Cameroun – Crise Anglophone: La conférence générale anglophone aura-t-elle finalement lieu?

Cameroun – Crise Anglophone: La conférence générale anglophone aura-t-elle finalement lieu?

 
L’initiative portée par le cardinal Christian Tumi peine à faire l’unanimité.

Pour les initiateurs de cette conférence, c’est un outil  de la réconciliation qui permettra d’apporter une réponse à la crise dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.

 Censée avoir lieu en fin novembre 2018, la «All anglophone conférence» n’a toujours pas eu lieu. Faute de quitus venant de Yaoundé, la rencontre est même reportée sine die», rappelle l’hebdomadaire Intégration dans son édition du 15 avril 2019. Toutefois, Elie Smith le secrétaire général et coordonnateur de la All anglophone conference, soutenait ce 5 avril 2019 sur le site d’informations fr.sputniknews que «le projet est toujours en cours».

 «De cette sortie du journaliste, secrétaire général et coordonnateur de la «All anglophone conference », l’on apprend que la consultation portée par le Cardinal Christian Tumi génère également d’autres inquiétudes», précise le journal.

 «Nous avons été taxés de radicalisme, et d’aucuns stipulent que notre objectif quand nous organisons cette assise, c’est de déclarer notre indépendance. C’est archifaux. Nous voulons leur montrer que c’est un problème anglophone, qui émane de l’infidélité fondamentale qui a créé le Cameroun moderne en 1961», soutient Elie Smith.

 Suffisant pour que de nombreux cafouillages autour de l’organisation de cette consultation viennent saper cette intention des organisateurs. D’autant que, pour le moment, le flou demeure sur la phase de traitement des débats.

Selon le journal, «ces derniers jours, les membres du comité d’organisations se contredisent sur les modalités qui pourraient régir cet espace de réflexion».

 Pour eviter tous couacs, un courant estime que ces discussions ne pourront porter que sur «le non-respect de la constitution de 1961. A côté, d’autres pensent qu’il faut parler de la forme de l’Etat. Là encore, des voix s’élèvent pour militer pour l’inscription à l’ordre du jour du fédéralisme ou/et du parachèvement du processus de la décentralisation. Les radicaux n’ont pas d’autre piste que la sécession».

Si ces diverses tendances ne dessinent pas un désordre à proprement parler, «elles indiquent que rien ne semble arrêté, au grand désarroi (certainement) du cardinal Christian Tumi et d’autres dignitaires religieux qui ont la charge d’animer ces débats (et donc d’affronter les conséquences) au cas où ceux-ci se tiendraient», conclut Intégration.

Source: actucameroun.com

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